Expositions passées

Thibaut Cuisset « Campagnes françaises – Sundgau ».20 novembre 2016 – 12 février 2017

Vous pouvez visiter l’exposition Thibaut Cuisset de la Fondation Fernet-Branca en visite virtuelle sur le lien :

http://www.mokuji.fr/virtual_tour/Exposition_Thibaut_Cuisset.html

Merci à Laurent Troendlé pour cette réalisation.

La réalisation de cette exposition constitue l’aboutissement d’un corpus conséquent sur le paysage français entrepris depuis une vingtaine d’années par l’artiste Thibaut Cuisset.

Travaillant à réunir un ensemble de photographies, Thibaut Cuisset porte son regard sur une France rurale du début du XXIe siècle, en couvrant une grande partie du territoire, créant un atlas poétique et sensible, et d’une certaine façon participant d’une typologie du paysage français.

Ce qui lui importe avant tout, sans photographier nécessairement toutes les régions françaises de manière exhaustive, est de cerner une grande variété de paysages qui donneront à voir une géographie de la France. Toutefois, le paysage urbain est volontairement exclu de ce projet, les petites villes ou les villes moyennes que l’on peut croiser en sillonnant la France constituant un autre propos.

La campagne en France, voilà ce qui l’intéresse depuis toutes ces années. Pas une campagne pittoresque ni une campagne exotique, une campagne plus proche de nous, peut-être plus ordinaire et familière, mais encore bien vivante, où les choses bougent parfois lentement comme dans le pays de Bray en Normandie, et d’autres fois très rapidement avec le développement des lotissements en milieu périurbain autour des villages de l’Hérault par exemple. Les paysages plus patrimoniaux ou monumentaux tels les hautes montagnes des Alpes et des Pyrénées ou le littoral Corse ne sont pas non plus en reste. La Fondation a réalisé une commande spécifique de photographies sur le territoire des Trois frontières. Des salles seront consacrées à la première présentation de ce travail.

Regarder des lieux laissés de côté qui n’ont rien de spectaculaire, mais qui font nos campagnes. Regarder autrement des sites plus remarquables. Avoir un regard “d’ici et maintenant” sans patriotisme, sans nostalgie non plus ou s’il y en a une, ce serait alors dans la chose elle-même.

Ces lieux, dont on nous dit peu, mais qui font bien partie de cette grande diversité du paysage que l’on observe en France.

Tous ces paysages qui sont le fruit d’un façonnement perpétuel, il s’évertue donc à les citer, les authentifier, les représenter comme un pur effet du temps en traitant le plus justement possible de leurs équilibres et leurs bouleversements.

La Fondation remercie la Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, pour sa collaboration.

Commissariat de l’exposition : Pierre Jean Sugier

Un catalogue a été édité pour l’occasion sur la commande de la Fondation Fernet-Branca. texte de Jean-Luc Nancy.

Die Ausstellung zeigt das Ergebnis der Auseinandersetzung des Fotografen Thibaut Cuisset mit der französischen Landschaft, die er seit etwa zwanzig Jahren konsequent in den Blick nimmt. Der Künstler, der seine Aufmerksamkeit bevorzugt auf das ländliche Frankreich des beginnenden 21. Jahrhunderts richtet, deckt mit seinen Fotografien weite Teile des Landes ab und schafft somit einen poetischen und einfühlsamen Atlas und in gewisser Weise eine Typologie der Landschaften Frankreichs.

 Es geht ihm dabei nicht darum, alle französischen Landesteile abzubilden, sondern vielmehr darum eine große Vielfalt von Landschaften zu zeigen, die als Gesamtes eine Geografie Frankreichs erkennen lassen. Stadtlandschaften sind in diesem Projekt willentlich beiseitegelassen, kleinere und mittlere Städte, die man auf Streifzügen durch Frankreich durchquert, bilden ein anderes Thema.

Sein Interesse gilt seit all diesen Jahren jenen ländlichen Gebieten Frankreichs, die weder pittoreske noch exotische Züge aufweisen, Landschaften, die uns nahe sind, trivial und vertraut, aber doch sehr lebendig, die sich nur langsam verändern wie das „Pays de Bray“ in der Normandie, oder, im Gegenteil, die sich etwa durch neue Siedlungen an den Dorfrändern sehr schnell wandeln wie zum Beispiel im Departement Hérault. Auch Kulturlandschaften und monumentale Naturräume wie die Berglandschaften der Alpen und der Pyrenäen oder die Küstenlandschaften Korsikas sind vertreten. Die Fondation Fernet-Branca hat dem Künstler zudem eine Reihe von Fotografien des „Drei-Grenzen-Landes“ in Auftrag gegeben, die hier zum ersten Mal in gesonderten Räumen gezeigt werden.

Ein Blick auf Orte, die unbeachtet am Wegesrand zurückbleiben, die nichts Spektakuläres zu bieten haben und doch das Land prägen. Ein neuer Blick auf bemerkenswertere Räume. Ein Blick „von hier und heute“, ohne Patriotismus, auch ohne Nostalgie und wenn dann nur diejenige, die in der Landschaft selbst enthalten ist.

Orte, über die man wenig erfährt, die aber von der landschaftlichen Vielfalt zeugen, die Frankreich ausmacht.

Thibaut Cuisset hat es sich zur Aufgabe gemacht, all diese sich immer wieder neu gestaltenden Landschaften herauszustellen, ihnen Authentizität zu verleihen, zu zeigen, wie die Zeit auf sie einwirkt, indem er Unverändertes und Wandlungen genauestens zu erfassen sucht.

 Die Fondation bedankt sich bei der Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, für ihre Mitarbeit.

 Kurator der Ausstellung: Pierre-Jean Sugier

 Anlässlich der Ausstellung in der Fondation Fernet-Branca erscheint ein Katalog über die Fotografien des „Drei-Grenzen-Landes“. Text :  Jean-Luc Nancy.

 

Stephan Balkenhol et Philippe Cognée 22 mai au 9 octobre 2016

Mettre en relation les œuvres récentes de Philippe Cognée et Stephan Balkenhol, c’est s’interroger sur les modalités de la figuration que ces deux artistes revendiquent depuis les années 80. Leur travail s’impose en se positionnant à distance des contraintes mises en place par les artistes des mouvements minimal et conceptuel. Ils entretiennent tous deux un rapport au réel, au quotidien, au paysage, ou plus simplement à l’humanité dans son ensemble en lui donnant une distance et imposant un angle de vue qui rend l’image intemporelle.

L’homme à la chemise blanche et au pantalon noir de Stephan Balkenhol, comme le rayonnage de magasin chez Philippe Cognée, acquiert dans notre regard une multiple possibilité d’interprétation. L’unité de temps et de lieux ou d’expression du visage, dans le cas du portrait, qui donnent habituellement un sens à l’image, et chez eux abandonné au profit d’une distance et d’une solitude qui ouvrent vers des possibles qui peuvent aussi devenir mélancoliques.

Philippe Cognée s’attache depuis plus de 30 ans à interroger le rôle de la peinture. Son œuvre est construite à partir d’images photographiques. Celles-ci sont devenues numériques. Toutes ces images sont omniprésentes, mais aussi appauvries, presque banales. Pour les transcender, il adopte une technique particulière à la cire. Cette volonté de tendre vers l’abstraction par une peinture sur cire, chauffée et écrasée, fait de la technique même le sujet de la peinture traitant d’un objet : ce qui est montré. Car c’est bien de peinture dont il s’agit avant tout, et c’est elle qui donne à voir son sujet et la façon dont il est perçu.

Stephan Balkenhol est le plus connu des sculpteurs allemands. Il est le premier à participer au renouveau de la sculpture figurative dans les années 80. Son travail se caractérise par bas-reliefs et rondes bosses en bois peint. Taillés dans un même bloc de bois, ils laissent apparaître leurs coups de couteau et de scie. Les figures peuvent être humaines, mais aussi hybrides, animales. Seule la peau reste brute, le reste est peint. Ces personnages comme ces animaux apparaissent dans un état figé qui ouvre à de multiples interprétations qui vont de l’enthousiasme à l’effroi suivant le point de vue du spectateur. Leur distance au monde les pose dans une neutralité extrême dépourvue de narration et d’émotion. Ils deviennent des archétypes incontournables et inoubliables de l’humanité, de ses rêves et de ses angoisses.

 

Né en 1957, Philippe Cognée vit et travaille à Nantes. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes, il a reçu le Prix de Rome en 1982 et a été Lauréat de la Villa Médicis en 1990. En 2004, il a été nominé pour le Prix Marcel Duchamp. Il enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis 2005.

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment au Musée des Beaux-Arts d’Angers en 2005, au MAMCO (Musée d’art moderne et contemporain) de Genève en 2006, au FRAC Haute-Normandie en 2007. Il a récemment participé à l’exposition ‘Le réel est inadmissible’ proposée par Jean-Charles Vergne et présentée au centre d’art le Hangar à Bananes à Nantes en 2011, et a inauguré la même année une grande commande publique, Echo, pour le Château de Versailles. En 2013, c’est le Musée des beaux-arts de Grenoble qui présenta ses œuvres de 1984 à 2013.  Son œuvre est présente dans de nombreuses collections renommées comme celle du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, de la Fondation Cartier ou du Museum Ludwig à Cologne. Il est représenté par la Galerie Daniel Templon, Paris – Bruxelles.

Né en 1957 à Fritzlar en Allemagne, Stephan Balkenhol vit et travaille à Karlsruhe et Meisenthal en Lorraine. Depuis 1992, il est professeur de sculpture à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste à Karlsruhe. Au-delà des expositions en institutions, l’artiste s’est fait connaître par des remarquables ensembles sculpturaux, à mentionner le monument en hommage à Jean Moulin à Metz ainsi que le monument en hommage à Richard Wagner à Leipzig.

 

Parmi les importantes expositions personnelles de Stephan Balkenhol au cours des dernières années, on peut citer Musée Sprengel, Hanovre (2003), Musée National d’Art Contemporain, Osaka (2005), Staatliche Kunsthalle Baden-Baden (2006, par la suite: Museum der Moderne Salzburg et MKM Museum für Moderne Kunst Küppersmühle, Duisburg), Deichtorhallen Hamburg (2008/09), Musée de Grenoble (2010/11), Kunstmuseum Ravensburg (2014), Landesgalerie Linz (2014/15), Leopold-Hoesch-Museum Düren (ensemble avec Jeff Wall) (2015/16). Stephan Balkenhol aura prochainement une exposition au Moscow Museum of Modern Art, Moscou.

Stephan Balkenhol travaille entre autres avec les galeries Akinci (Amsterdam), Deweer (Otegem), Mai 36 (Zurich), Nosbaum Reding (Luxembourg) et Thaddaeus Ropac (Paris – Salzbourg).

A L’occasion de l’exposition à la Fondation Fernet-Branca, un catalogue sera édité avec un texte de Judicael lavrador

La Fondation Fernet-Branca et les artistes remercient :

Galerie Daniel Templon, Paris
Galerie Alice Pauli, Lausanne

Galerie Thaddaeus Ropac, Paris, Salzbourg
Galerie Nosbaum Reding, Luxembourg
Galerie Mai 36, Zurich
Galerie Löhrl, Mönchengladbach
Deweer Gallery, Otegem
Galerie Akinci, Amsterdam
Galerie Deweer

Contact :

presse@fondationfernet-branca.org

Die Fondation Fernet‐Branca freut sich, die Künstler Philippe Cognée und Stephan Balkenhol vorstellen zu dürfen.

 

Die gemeinsame Ausstellung der jüngsten Werke von Philippe Cognée und Stephan Balkenhol wirft die Frage nach den Modalitäten der figürlichen Darstellung auf, die die zwei Künstler seit den 80er Jahren betreiben. Ihre Arbeit behauptet sich in einer Distanzierung zu den Vorgaben, die die Vertreter der Konzeptkunst und des Minimalismus geschaffen haben. Beide unterhalten eine Beziehung zum Reellen, Alltäglichen, zur Landschaft, oder ganz einfach zur Menschheit insgesamt, schaffen jedoch einen Abstand und wählen einen Blickwinkel, die das Bild zeitlos erscheinen lassen.

Der Mann im weißen Hemd und in schwarzer Hose bei Stephan Balkenhol und die Ladenregale bei Philippe Cognée rufen in uns eine Vielzahl von Interpretationsmöglichkeiten hervor. Die Einheit von Zeit und Ort oder der Gesichtsausdruck bei einem Porträt, die dem Bild gewöhnlich Sinn verleihen, sind hier durch Distanz und Leere ersetzt, die Neues eröffnen und manchmal Melancholie hervorrufen.

Philippe Cognée hinterfragt seit über 30 Jahren die Rolle der Malerei. Als Grundlage für seine Arbeiten dienen Fotografien. Um diese heute digitalen, allgegenwärtigen und banal gewordenen Bilder zu transzendieren, bearbeitet er sie mit einer eigenen Wachstechnik. Der Wille zur Abstrahierung durch das Malen auf erhitztes und glattgedrücktes Wachs, macht aus der Technik gleichzeitig das Subjekt der Malerei und das Objekt, das gezeigt wird. Es handelt sich also in erster Linie um Malerei, denn sie ist es, die das Thema des Bildes bestimmt und auch die Art und Weise, mit der es wahrgenommen wird.

Stephan Balkenhol ist der bekannteste unter den deutschen Bildhauern. Er gehört zu den Ersten, die die Erneuerung der figürlichen Plastik in den 80ger Jahren wieder angetrieben haben. Seine Arbeit besteht aus Flachreliefs und Rundplastiken aus bemaltem Holz. Seine Skulpturen, die jeweils aus einem einzigen Holzblock herausgeschlagen werden, tragen die Spuren der Bearbeitung mit Messer und Säge. Er stellt Menschen, aber auch Tiere und Hybriden dar. Nur die Haut bleibt sichtbar, der Rest ist bemalt. Seine Menschen und Tiere erscheinen wie erstarrt und erlauben zahlreiche Deutungsmöglichkeiten, die begeistern oder erschrecken können, je nach Sichtweise des Betrachters. Ihre Distanz zur umgebenden Welt erzeugt extreme Neutralität, die Erzählung und Emotionen ausschließt. Sie werden zu unerlässlichen und unvergesslichen Archetypen der Menschheit, ihrer Träume und Ängste.

 

Philippe Cognée, 1957 geboren, lebt und arbeitet in Nantes. Er studierte an der Kunsthochschule von Nantes, erhielt 1982 den Rompreis et lebte 1990 als Stipendiat der Villa Medici in Rom. 2004 wurde er für den Marcel-Duchamp-Preis nominiert. Seit 2005 lehrt er an der Kunsthochschule von Paris.

Seine Arbeit wurde in zahlreichen Einzelausstellungen gezeigt, unter anderem im Musée des Beaux-Arts von Anger (2005), im MAMCO (Museum für moderne und zeitgenössische Kunst) in Genf (2006), im FRAC Haute-Normandie (2007). Er nahm 2011 an der von Ausstellung „Le réel est inadmissible“ teil, die im Kunstzentrum Le Hangar à Bananes in Nantes von Jean-Charles Vergne kuratiert wurde und weihte im selben Jahr das Werk „Echo“ im Rahmen eines öffentlichen Auftrags im Versailler Schloss ein. 2013 wurde sein Werk aus den Jahren 1984-2013 im Musée des Beaux-Arts von Grenoble gezeigt. Seine Arbeiten sind in zahlreichen namhaften Sammlungen vertreten, wie z. B. im Musée national d’art moderne des Centre Georges-Pompidou, in der Fondation Cartier oder im Museum Ludwig in Köln. Er wird von der Galerie Daniel Templon, Paris-Brüssel, vertreten.

 

Stephan Balkenhol, 1957 geboren, ist seit 1992 Professor für Bildhauerei an der Akademie der bildenden Künste in Karlsruhe. Seine Werke befinden sich in bedeutenden öffentlichen und privaten Kunstsammlungen auf der ganzen Welt. In Frankreich stellte er 2010 in Grenoble aus. Er wird von der Galerie Thaddaeus Ropac, Paris-Salzburg, der Galerie Nosbaum Reding in Luxemburg und der Mai 36 Galerie in Zürich vertreten.

 

Anlässlich der Ausstellung in der Fondation Fernet-Branca erscheint ein Katalog mit einem Text von Judicael Lavrador.
Traduction allemand : Gabriele Lechner

MARIE BOVO  22 mai – 9 octobre 2016

Le travail de Marie Bovo joue de la relation intérieure / extérieure. Dans la série « Alger », elle développe cette représentation subtile en nous dévoilant ce que l’artiste veut nous dire de son propre monde intérieur sur l’extérieur, sur l’expérience de la ville, les émotions que celle-ci ou le paysage peut lui évoquer.

Elle exclut toute anecdote, tout effet esthétique, pour se concentrer sur l’essentiel. C’est la construction d’une variation sur un même sujet.  La série récente « En route » développe, dans le cadrage d’une porte d’un train polonais, des paysages tous différents avec un horizon situé toujours à une même hauteur. Ici c’est l’intérieur qui s’ouvre vers l’extérieur, vers son horizon… un même intérieur pour une variation de paysages.

La série « les grisailles », comme pour la série « cours intérieures », Marie Bovo renverse le regard pour nous donner des signes du temps. Ici, peu importe les lieux. Rares sont les indices qui apporteraient une localisation précise. Ce qui compte se sont les marques du temps et de la vie, un plafond qui s’écaille : « Grisailles montre des espaces dégradés de leur projet social initial, et qui pour cela échappent à l’architecture. » (Marie Bovo, Sitio, Editions Kamel Mennour, entretiens Régis Durand, page 10).

Ce contraste intérieur / extérieur apporte une poétique d’une grande rigueur plastique.

Nous retrouvons cette même rigueur dans le travail vidéo que développe Marie Bovo. Ainsi deux vidéos seront présentées à la Fondation. Une création tournée à Marseille : « La Voie Lactée » (2016) laisse découvrir une ville par le biais d’une coulée laiteuse…la ville à ras le sol.  La seconde vidéo est « Prédateur, la Danse de l’Ours (2008 – 2014) » qui nous parle autant de l’animal enfermé dans un espace réduit que de ce que parfois l’humain est capable de créer d’inhumain.

 

 

Née en 1967 à Alicante en Espagne, Marie Bovo vit et travaille à Marseille.

Son travail a été présenté au sein d’expositions personnelles à l’Institut français de Madrid, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, au CCC à Tours, au Luís Serpa Projectos à Lisbonne, aux Collections de Saint-Cyprien, au Musée d’Art Contemporain de Marseille et à la Fondation ERA à Moscou.

Marie Bovo a également participé à de nombreuses expositions collectives : au Museum of Contemporary Art de Chicago, au Maxxi à Rome, à l’Institut Culturel Bernard Magrez à Bordeaux ainsi que dans le cadre des Biennales de Venise, Busan et Thessalonique, ainsi que de la Triennale de Milan.

A L’occasion de l’exposition à la Fondation Fernet-Branca, un catalogue sera édité avec un texte de Annabelle Gugnon.

La Fondation Fernet-Branca et l’artiste remercient :

Galerie Kamel Mennour, Paris
OSL contemporary, Oslo

Contact :

presse@fondationfernet-branca.org

Die Fondation Fernet‐Branca freut sich, die Künstlerin und Fotografin Marie Bovo vorstellen zu dürfen.

Die Arbeit von Marie Bovo besteht in einem Spiel zwischen Innen und Auβen. Sie entwickelt diese subtile Beziehung in ihrer Serie „Alger“ („Algier“), indem sie uns zu erkennen gibt, was ihre eigene innere und äußere Welt ausmacht, wie sie die Stadt erfährt und welche Gefühle die Stadt und ihre Landschaft bei ihr hervorrufen.

Sie schließt jeglichen anekdotischen Charakter, jegliche ästhetische Wirkung aus, um sich auf das Wesentliche zu konzentrieren. Sie konstruiert Variationen eines selben Themas. Die neuere Serie „En route“ („Unterwegs“) zeigt, durch den Türrahmen eines polnischen Zuges hindurch, verschiedenste Landschaften, mit einer sich immer auf der gleichen Höhe befindenden Horizontlinie. Hier öffnet sich das Innere auf das Äußere, auf seinen Horizont… ein gleichbleibendes Inneres auf eine Vielfalt von Landschaften.

In den Serien „Les grisailles“ („Grautöne“) und „Cours intérieures“ („Innenhöfe“) verkehrt Marie Bovo den Blick, den sie hier auf die Zeichen der Zeit richtet. Hier spielt der Ort keine Rolle. Präzise Ortsangaben gibt es kaum. Hier zählen die Spuren der Zeit und des Lebens, eine abblätternde Zimmerdecke: „Grisailles zeigt heruntergekommene Räume, die im Kontrast zu ihrem ursprünglichen sozialen Projekt stehen und die sich aus diesem Grund der Architektur entziehen.“ (Marie Bovo, Sitio, Editions Kamel Mennour, Interviews Régis Durand, S. 10).

Dieser Kontrast zwischen Innen und Außen erzeugt eine Poesie von großer plastischer Strenge. Diese findet sich auch in ihren Video-Arbeiten wieder. Zwei dieser Arbeiten werden in der Ausstellung vorgestellt. Die erste, „La voie lactée“ („Die Milchstraße“), 2016 in Marseille entstanden, lässt uns die Stadt mittels einer vor sich hin laufenden Milchspur entdecken… die Stadt auf Bodenebene. Die zweite Arbeit, „Prédateur, la Danse de l’Ours“ („Räuber, der Tanz des Bären“), aus den Jahren 2008-2014, erzählt uns ebenso viel vom im engsten Raum eingesperrten Tier als von der menschlichen Fähigkeit Unmenschliches zu schaffen.

Marie Bovo, 1967 in Alicante in Spanien geboren, lebt und arbeitet in Marseille.

Ihre Arbeit wurde in verschiedenen Einzelausstellungen gezeigt: Institut français de Madrid, Maison européenne de la Photographie (Paris), CCC (Tours), Luís Serpa Projectos (Lissabon), Collections de Saint‐Cyprien, Musée d’Art Contemporain (Marseille), Fondation ERA (Moskau).

Marie Bovo hat ebenfalls an zahlreichen Gruppenausstellungen teilgenommen (Museum of Contemporary Art of Chicago, Maxxi in Rom, Institut Culturel Bernard Magrez in Bordeaux), wie auch an den Biennalen von Venedig, Busan und Thessaloniki, und der Triennale von Mailand.

 

Anlässlich der Ausstellung in der Fondation Fernet-Branca erscheint ein Katalog mit einem Text von Annabelle Gugnon.

 1er salon de l’Edition d’art

22, 23, 24 avril 2016 : 1er salon de l’Edition d’art. Une vingtaine d’exposants lithographie, livre d’artiste, éditions d’art. Communiqué de presse

Les Galeries venues d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de Suisse et de France vous proposent plus de 500 œuvres.

Consultez le catalogue des exposants.

  • Vendredi 22 avril : 14 h – 20h

  • Samedi 23 avril : 10 h – 19 h

  • Dimanche 24 avril : 10 h – 18 h

Didier Paquignon

17 janvier au 27 mars 2016

Didier Paquignon confirme ici qu’il est également le meilleur antidote à la nostalgie. Son projet « les Muses » révèle plus d’une centaine de portraits en buste de personnalités et d’inconnus prenant la pose. Nous les découvrons alignés les uns à côté des autres sur deux hauteurs de un mètre vingt. Notre première impression est qu’ils se jouent de nous, certains nous ouvrent leurs bras, d’autres les élèvent en poussant des cris… Puis nous reconnaissons l’acteur Denis Lavant, de profil, et hochant la tête ou encore Jean-Claude Dreyfus se pinçant les tétons, le regard malicieux….

Tous ces portraits, aux visages poilus ou imberbes, aux corps élancés ou accroupis, sveltes ou charnus, aux riches tatouages évocateurs ou à la peau lisse nous dévisagent plus que nous les regardons. La nudité masculine est mise à l’honneur et nous interroge dans l’évocation d’un désir sexuel ambigu et non avoué : « habituellement, c’est la femme désirée que l’on a en image, dans le regard de l’homme », nous dit Didier Paquignon. « Puisque le corps masculin en tant que monument, est à bout de souffle, dans nos sociétés occidentales.… pourquoi pas en reparler et le réinterroger pour poser la question : c’est quoi ? ». L’artiste puise alors dans le dessin notre histoire de l’humanité et notre éducation première et originelle, et questionne les regards féminins attirés par ces vues multiples du masculin, sans mélancolie et sans nostalgie, seulement vrais.

Un catalogue est réalisé à l’occasion de cette exposition avec une introduction d’Eric Chevillard.

Eric Chevillard est né en 1964 à La Roche-sur-Yon. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans publiés aux éditions de Minuit, parmi lesquels Palafox, la Nébuleuse du crabe, Au plafond, Du hérisson, Le Vaillant petit tailleur, Choir, Dino Egger, Le Désordre Azerty et Juste ciel. Il tient le feuilleton littéraire du Monde des livres depuis 2011 et publie assidument trois notes quotidiennes sur son blog, L’Autofictif, depuis 2007, reprises chaque année en volume aux éditions L’Arbre vengeur (dernier titre paru : L’Autofictif doyen de l’humanité).

Didier Paquignon liefert hier den Beweis, dass er ebenfalls das beste Mittel gegen Nostalgie ist. Sein Projekt „Die Musen“ versammelt mehr als hundert Brustbildnisse von Prominenten und Unbekannten, die sich in Pose setzen. Wir entdecken sie aneinandergereiht auf zwei 1,20 Meter hohen Registern. Unser erster Eindruck ist, dass sie uns zum Narren halten: Die einen breiten ihre Arme aus, andere heben sie hoch und stoßen Schreie aus… Dann erkennen wir den Schauspieler Denis Lavant im Profil, er nickt mit dem Kopf, oder Jean-Claude Dreyfus, der sich mit schelmischem Blick in die Brustwarzen kneift…

Gesichter mit oder ohne Bart, gestreckte oder kauernde Körper, schlank oder fleischig, mal ist die Haut glatt, mal mit vielsagenden Tätowierungen übersät: All diese Porträts beobachten uns mehr als wir sie betrachten. Es ist der männliche Akt, dem hier die Ehre gegeben wird. Das zwiespältige, uneingestandene sexuelle Begehren, das er heraufbeschwört, wirft Fragen auf. „Gewöhnlich ist es der Körper der begehrten Frau, der im Bild, im Blick des Mannes ist“, erklärt Didier Paquignon. „Der männliche Körper als Monument hat in unseren westlichen Gesellschaften nicht mehr viel zu sagen. Warum sollten wir ihn nicht wieder zum Gegenstand unserer Überlegungen machen und uns fragen: Was ist das?“ Der zeichnende Künstler beruft sich auf die Geschichte der Menschheit und unsere ursprüngliche Erziehung und hinterfragt den weiblichen Blick, der von diesen vielfältigen Ansichten des Männlichen angezogen wird, denn sie sind frei von Melancholie und Nostalgie – sie sind einfach nur wahr.

France3 Alsace

France3 le 14/02/2016

Métamorphoses : 15 novembre 2015 au 27 mars 2016

 La Fondation Fernet-Branca est heureuse d’accueillir les artistes Véronique Arnold, Gabriele Chiari et Frédérique Lucien.

Le titre « Métamorphoses » illustre l’importance du dessin pour ces trois artistes.

L’examen attentif de leur vision sur la nature et le corps, révèle une chimérique abstraction, n’apparaissant que par la grâce du dessin.

Au travers des corps et des plantes découpées de Frédérique Lucien, nos sens se transforment, et laissent surgir l’illusion d’un regard déformé sur la réalité. Nous sommes ici dans la matière même, celle qui aspire à laisser se confondre le sujet et sa perception. On accède ici à ces transformations, transportés par une « véritable poésie des lignes ».

Véronique Arnold, quant à elle, enrichit son œuvre par la construction d’installations reliant entre eux objets, contenus conceptuels, poésies, dessins… Nous entrons ici dans un univers linguistique et charnel, d’où émerge le dessin appliqué sur des papiers uniques et rares, ou à même des broderies précieuses, symboles de la protection d’un corps absent, et pourtant si présent.

Chez Gabriele Chiari, le dessin est résolument le couronnement d’une recherche d’absolu. La forme émerge du souvenir, se répandant dans la couleur, prenant corps dans le papier, par le format et au sein de l’espace. L’âme devient ici matière, on perçoit la main qui trace le trait, l’énergie du geste qui construit la pensée. L’aquarelle devient alors matière organique faite de mille et une cellules distinctes. Elle se fonde dans une entité, et semble se réaliser sous nos yeux comme une alchimie corporelle et physiologique.

 

Die Fondation Fernet-Branca schätzt sich glücklich, Werke der Künstler Véronique Arnold, Gabriele Chiari und Frédérique Lucien zeigen zu dürfen.

Der Titel « Metamorphosen » deutet das Gewicht an, welches die drei Künstler der Zeichnung beimessen.

Wer sich auf ihre Sicht der Natur und des Körpers einlässt, wird einer kaum fassbaren Abstraktion gewahr, die sich allein in der Anmut der Zeichnung äußert.

Der Anblick der zerschnittenen Körper und Pflanzen von Frédérique Lucien verändert unsere Sinne. Es entsteht die Illusion eines entfremdeten Blicks auf die Wirklichkeit. Wir befinden uns mitten in der Materie selbst, jener Materie, die danach trachtet, dass der Betrachter den Gegenstand mit seiner Wahrnehmung verwechselt. Und so haben wir Zugang zu diesen Metamorphosen, die von «einer wahrhaften Poesie der Linien» getragen werden.

Véronique Arnold bereichert ihr Werk mit Installationen, in denen Objekte, konzeptuelle Inhalte, Gedichte, Zeichnungen miteinander verwoben werden. Wir betreten eine Welt, sprachlich und sinnlich zugleich, in der Zeichnungnen auf seltenem und einzigartigen Papier oder in kunstvoller Stickerei Gestalt annehmen, Symbole eines schützenswerten Körpers, der gerade durch seine Abwesenheit so gegenwärtig ist.

Bei Gabriele Chiari ist die Zeichnung nichts anderes als die Krönung einer Suche nach dem Absoluten. Die Form taucht in der Erinnerung auf, breitet sich in der Farbe aus, nimmt auf dem Papier, das ihr eine Dimension und einen Platz im Raum zuweist, Gestalt an. Die Seele verwandelt sich in Materie, man nimmt die Hand wahr, welche die Linie zieht, die Energie der Geste, die das Denken konstruiert. Das Aquarell wird zum organischen Stoff, der aus 1001 unterschiedlichen Zellen besteht. Es verschmilzt zu einem Ganzen und scheint sich vor unseren Augen wie eine körperliche und physiologische Alchemie zu verwirklichen.

Günter Umberg et Bernard Frize 17 mai – 45 octobre 2015

Réunir ces deux artistes revient à poser la question de la matérialité de la peinture. Nous avons cherché à mettre en avant ce questionnement artistique à travers les œuvres de deux artistes, respectivement issus de la culture française et  allemande.
Bernard Frize et Günter Umberg font tous deux reposer leur travail sur une approche théorique s’imprégnant d’une vision de l’histoire de la peinture.
Pour tous deux, la conception et la réception des œuvres sont intimement liées au regard du spectateur. L’espace, qui constitue la présentation des œuvres, participe aussi activement à la perception du spectateur.
Les deux artistes présentent en outre de nombreux points communs dans leur pratique : ils utilisent le même matériau et s’imposent des contraintes.
Cependant, leurs réalisations diffèrent à bien des égards. Chacun d’eux nous invite donc à participer à une expérience artistique qui, malgré son apparente simplicité, relève d’une extrême sophistication et renvoie à toute l’histoire de la peinture.

 

Claire Morgan 14 juin au 15 novembre 2015

Claire Morgan utilise la taxidermie pour questionner l’impermanence des choses, son travail consistant en des mises en scènes géométriques d’animaux empaillés. L’artiste souhaite que ses animaux présentent un élément d’énergie, une réalité interagissant avec l’ensemble plus vaste des formes architecturales.
Elle crée ainsi des univers desquels se dégage une énergie qui est comme solidifiée : le temps y paraît suspendu.
Claire Morgan a par ailleurs coutume de jouer sur plusieurs registres pour entremêler les règnes végétal et animal : la gravité, le temps, la vie, la dégénérescence et la mort; tous ces paramètres sont communs aux deux règnes selon des rythmes différents.
La préoccupation de Claire Morgan concerne donc notre rapport à la nature et à l’écologie. Une mélancolie émane de son travail : il s’agit de questionner notre désenchantement face au monde qui nous entoure.

Ses installations empreintes de mélancolie qui mettent en scène l’animal ne sont donc en réalité qu’une représentation de nous-mêmes, face à la dégénérescence du monde.

 

« Prendre le temps »

20 septembre 2014 au  mars 2015

Denis Ansel, Joseph Bey, Robert Cahen, Daniel Dyminski, Bernard Latuner, Guido Nussbaum, Germain Roesz

La Fondation Fernet-Branca à Saint-Louis est heureuse d’accueillir l’œuvre de 7 artistes indépendants. Associés à une historienne d’art, Fleur Chevalier, les artistes se proposent d’exposer leur évolution en confrontant leur travail et en croisant leurs trajectoires sur la scène contemporaine, de 1970 à aujourd’hui.

4 décennies. 7 visions du monde. 7 parcours singuliers.

Katalogtext in Deutsch

Quelques images de l’exposition

la presse en parle :

L’Alsace 19 septembre 2014

NZZ_Fernet_Branca_14.2.15