Marie Bovo

MARIE BOVO
Du 22 mai – 9 octobre 2016

Le travail de Marie Bovo joue de la relation intérieure / extérieure. Dans la série « Alger », elle développe cette représentation subtile en nous dévoilant ce que l’artiste veut nous dire de son propre monde intérieur sur l’extérieur, sur l’expérience de la ville, les émotions que celle-ci ou le paysage peut lui évoquer.

Elle exclut toute anecdote, tout effet esthétique, pour se concentrer sur l’essentiel. C’est la construction d’une variation sur un même sujet. La série récente « En route » développe, dans le cadrage d’une porte d’un train polonais, des paysages tous différents avec un horizon situé toujours à une même hauteur. Ici c’est l’intérieur qui s’ouvre vers l’extérieur, vers son horizon… un même intérieur pour une variation de paysages.

La série « les grisailles », comme pour la série « cours intérieures », Marie Bovo renverse le regard pour nous donner des signes du temps. Ici, peu importe les lieux. Rares sont les indices qui apporteraient une localisation précise. Ce qui compte se sont les marques du temps et de la vie, un plafond qui s’écaille : « Grisailles montre des espaces dégradés de leur projet social initial, et qui pour cela échappent à l’architecture. » (Marie Bovo, Sitio, Editions Kamel Mennour, entretiens Régis Durand, page 10).

Ce contraste intérieur / extérieur apporte une poétique d’une grande rigueur plastique.

Nous retrouvons cette même rigueur dans le travail vidéo que développe Marie Bovo. Ainsi deux vidéos seront présentées à la Fondation. Une création tournée à Marseille : « La Voie Lactée » (2016) laisse découvrir une ville par le biais d’une coulée laiteuse…la ville à ras le sol. La seconde vidéo est « Prédateur, la Danse de l’Ours (2008 – 2014) » qui nous parle autant de l’animal enfermé dans un espace réduit que de ce que parfois l’humain est capable de créer d’inhumain.

Biographie :
Née en 1967 à Alicante en Espagne, Marie Bovo vit et travaille à Marseille.
Son travail a été présenté au sein d’expositions personnelles à l’Institut français de Madrid, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, au CCC à Tours, au Luís Serpa Projectos à Lisbonne, aux Collections de Saint-Cyprien, au Musée d’Art Contemporain de Marseille et à la Fondation ERA à Moscou.
Marie Bovo a également participé à de nombreuses expositions collectives : au Museum of Contemporary Art de Chicago, au Maxxi à Rome, à l’Institut Culturel Bernard Magrez à Bordeaux ainsi que dans le cadre des Biennales de Venise, Busan et Thessalonique, ainsi que de la Triennale de Milan.
A L’occasion de l’exposition à la Fondation Fernet-Branca, un catalogue a été édité avec un texte de Annabelle Gugnon (disponible à la boutique de la Fondation Fernet Branca)
La Fondation Fernet-Branca et l’artiste remercient :
Galerie Kamel Mennour, Paris
OSL contemporary, Oslo

Die Fondation Fernet‐Branca freut sich, die Künstlerin und Fotografin Marie Bovo vorstellen zu dürfen.

Die Arbeit von Marie Bovo besteht in einem Spiel zwischen Innen und Auβen. Sie entwickelt diese subtile Beziehung in ihrer Serie „Alger“ („Algier“), indem sie uns zu erkennen gibt, was ihre eigene innere und äußere Welt ausmacht, wie sie die Stadt erfährt und welche Gefühle die Stadt und ihre Landschaft bei ihr hervorrufen.

Sie schließt jeglichen anekdotischen Charakter, jegliche ästhetische Wirkung aus, um sich auf das Wesentliche zu konzentrieren. Sie konstruiert Variationen eines selben Themas. Die neuere Serie „En route“ („Unterwegs“) zeigt, durch den Türrahmen eines polnischen Zuges hindurch, verschiedenste Landschaften, mit einer sich immer auf der gleichen Höhe befindenden Horizontlinie. Hier öffnet sich das Innere auf das Äußere, auf seinen Horizont… ein gleichbleibendes Inneres auf eine Vielfalt von Landschaften.

In den Serien „Les grisailles“ („Grautöne“) und „Cours intérieures“ („Innenhöfe“) verkehrt Marie Bovo den Blick, den sie hier auf die Zeichen der Zeit richtet. Hier spielt der Ort keine Rolle. Präzise Ortsangaben gibt es kaum. Hier zählen die Spuren der Zeit und des Lebens, eine abblätternde Zimmerdecke: „Grisailles zeigt heruntergekommene Räume, die im Kontrast zu ihrem ursprünglichen sozialen Projekt stehen und die sich aus diesem Grund der Architektur entziehen.“ (Marie Bovo, Sitio, Editions Kamel Mennour, Interviews Régis Durand, S. 10).

Dieser Kontrast zwischen Innen und Außen erzeugt eine Poesie von großer plastischer Strenge. Diese findet sich auch in ihren Video-Arbeiten wieder. Zwei dieser Arbeiten werden in der Ausstellung vorgestellt. Die erste, „La voie lactée“ („Die Milchstraße“), 2016 in Marseille entstanden, lässt uns die Stadt mittels einer vor sich hin laufenden Milchspur entdecken… die Stadt auf Bodenebene. Die zweite Arbeit, „Prédateur, la Danse de l’Ours“ („Räuber, der Tanz des Bären“), aus den Jahren 2008-2014, erzählt uns ebenso viel vom im engsten Raum eingesperrten Tier als von der menschlichen Fähigkeit Unmenschliches zu schaffen.

Marie Bovo, 1967 in Alicante in Spanien geboren, lebt und arbeitet in Marseille. Ihre Arbeit wurde in verschiedenen Einzelausstellungen gezeigt: Institut français de Madrid, Maison européenne de la Photographie (Paris), CCC (Tours), Luís Serpa Projectos (Lissabon), Collections de Saint‐Cyprien, Musée d’Art Contemporain (Marseille), Fondation ERA (Moskau).
Marie Bovo hat ebenfalls an zahlreichen Gruppenausstellungen teilgenommen (Museum of Contemporary Art of Chicago, Maxxi in Rom, Institut Culturel Bernard Magrez in Bordeaux), wie auch an den Biennalen von Venedig, Busan und Thessaloniki, und der Triennale von Mailand.
Anlässlich der Ausstellung in der Fondation Fernet-Branca erscheint ein Katalog mit einem Text von Annabelle Gugnon.