Métamorphoses

Métamorphoses
Du 15 novembre 2015 au 27 mars 2016
Avec Véronique Arnold, Gabriele Chiari et Frédérique Lucien

Le titre « Métamorphoses » illustre l’importance du dessin pour ces trois artistes.

L’examen attentif de leur vision sur la nature et le corps, révèle une chimérique abstraction, n’apparaissant que par la grâce du dessin.

Au travers des corps et des plantes découpées de Frédérique Lucien, nos sens se transforment, et laissent surgir l’illusion d’un regard déformé sur la réalité. Nous sommes ici dans la matière même, celle qui aspire à laisser se confondre le sujet et sa perception. On accède ici à ces transformations, transportés par une « véritable poésie des lignes ».

Les artistes – exposition Métamorphoses – crédit photographique : Ville de Saint-Louis

Véronique Arnold, quant à elle, enrichit son œuvre par la construction d’installations reliant entre eux objets, contenus conceptuels, poésies, dessins… Nous entrons ici dans un univers linguistique et charnel, d’où émerge le dessin appliqué sur des papiers uniques et rares, ou à même des broderies précieuses, symboles de la protection d’un corps absent, et pourtant si présent.

Chez Gabriele Chiari, le dessin est résolument le couronnement d’une recherche d’absolu. La forme émerge du souvenir, se répandant dans la couleur, prenant corps dans le papier, par le format et au sein de l’espace. L’âme devient ici matière, on perçoit la main qui trace le trait, l’énergie du geste qui construit la pensée. L’aquarelle devient alors matière organique faite de mille et une cellules distinctes. Elle se fonde dans une entité, et semble se réaliser sous nos yeux comme une alchimie corporelle et physiologique.


Die Fondation Fernet-Branca schätzt sich glücklich, Werke der Künstler Véronique Arnold, Gabriele Chiari und Frédérique Lucien zeigen zu dürfen.

Der Titel « Metamorphosen » deutet das Gewicht an, welches die drei Künstler der Zeichnung beimessen.

Wer sich auf ihre Sicht der Natur und des Körpers einlässt, wird einer kaum fassbaren Abstraktion gewahr, die sich allein in der Anmut der Zeichnung äußert.

Der Anblick der zerschnittenen Körper und Pflanzen von Frédérique Lucien verändert unsere Sinne. Es entsteht die Illusion eines entfremdeten Blicks auf die Wirklichkeit. Wir befinden uns mitten in der Materie selbst, jener Materie, die danach trachtet, dass der Betrachter den Gegenstand mit seiner Wahrnehmung verwechselt. Und so haben wir Zugang zu diesen Metamorphosen, die von «einer wahrhaften Poesie der Linien» getragen werden.

Véronique Arnold bereichert ihr Werk mit Installationen, in denen Objekte, konzeptuelle Inhalte, Gedichte, Zeichnungen miteinander verwoben werden. Wir betreten eine Welt, sprachlich und sinnlich zugleich, in der Zeichnungnen auf seltenem und einzigartigen Papier oder in kunstvoller Stickerei Gestalt annehmen, Symbole eines schützenswerten Körpers, der gerade durch seine Abwesenheit so gegenwärtig ist.

Bei Gabriele Chiari ist die Zeichnung nichts anderes als die Krönung einer Suche nach dem Absoluten. Die Form taucht in der Erinnerung auf, breitet sich in der Farbe aus, nimmt auf dem Papier, das ihr eine Dimension und einen Platz im Raum zuweist, Gestalt an. Die Seele verwandelt sich in Materie, man nimmt die Hand wahr, welche die Linie zieht, die Energie der Geste, die das Denken konstruiert. Das Aquarell wird zum organischen Stoff, der aus 1001 unterschiedlichen Zellen besteht. Es verschmilzt zu einem Ganzen und scheint sich vor unseren Augen wie eine körperliche und physiologische Alchemie zu verwirklichen.